Nom de l’auteur/autrice :Louise Aube

SOMMEIL

Pourquoi peut-on se réveiller fatiguée même après une nuit complète ?

Dormir suffisamment ne garantit pas toujours de se sentir reposée. Qualité du sommeil, réveils, rythme, périménopause… quelques repères pour mieux comprendre ses nuits. Il y a ces matins où rien ne semble vraiment expliquer la fatigue. Tu t’es couchée à une heure raisonnable. Tu n’as pas passé la nuit éveillée. Ta montre indique même sept heures et demie de sommeil. Et pourtant, lorsque le réveil sonne, tu donnerais volontiers beaucoup pour rester encore une heure sous la couette. La première réaction consiste souvent à penser : Je dois dormir davantage. C’est parfois vrai, mais pas toujours.  Une nuit réparatrice ne dépend pas uniquement du temps passé à dormir. Sa continuité, son rythme, ce qui la perturbe et même ce qui se passe pendant la journée peuvent aussi jouer un rôle important. Le nombre d’heures n’est qu’une partie de l’histoire Pour la plupart des adultes, les recommandations se situent autour de 7 à 9 heures de sommeil par nuit. Mais ce chiffre reste un repère général, pas une formule garantissant de se réveiller en pleine forme. Deux personnes peuvent dormir exactement le même nombre d’heures et ne pas se sentir du tout de la même manière au réveil. Une même personne peut connaître deux nuits de huit heures très différentes : l’une semble profonde et continue ; l’autre est ponctuée de petits réveils, d’un passage aux toilettes, d’une période où l’on a trop chaud, de pensées qui recommencent à tourner à quatre heures du matin ou d’un sommeil devenu plus léger à l’approche du réveil. Au matin, les deux nuits affichent pourtant presque la même durée. Lorsqu’on cherche à comprendre son sommeil, une question peut être plus utile que le seul décompte des heures : Comment ai-je dormi ? plutôt que de s’arrêter à : Combien de temps ai-je dormi ? Une nuit peut être longue et pourtant morcelée Nous ne nous souvenons pas nécessairement de tout ce qui se passe pendant la nuit. Certains réveils sont très courts. D’autres durent suffisamment longtemps pour que l’on regarde l’heure, change de position ou commence à réfléchir à la journée du lendemain. Une nuit parfaitement immobile n’est pas réaliste. Mieux vaut remarquer si le sommeil est régulièrement interrompu et surtout comment on se sent pendant la journée. Un sommeil de bonne qualité ne se résume donc pas à atteindre un nombre précis sur une montre. D’ailleurs, si tu utilises une montre ou une bague connectée, ses données peuvent être intéressantes pour observer des tendances, mais elles ne devraient pas devenir une note attribuée à ta nuit. Ton ressenti reste une information importante. Est-ce que tu te réveilles reposée ? As-tu besoin de plusieurs cafés pour démarrer ? Ton énergie chute-t-elle très tôt dans la journée ? As-tu envie de dormir dès que tu t’assieds quelques minutes ? Ces questions racontent aussi ton sommeil. Après 40 ans, d’autres éléments peuvent entrer dans la nuit À partir de la quarantaine, la périménopause peut commencer chez certaines femmes. Les changements hormonaux qui accompagnent cette transition peuvent coïncider avec davantage de difficultés à s’endormir, de réveils nocturnes ou de réveils précoces. Les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes peuvent également interrompre le sommeil.  Les hormones ne suffisent toutefois pas à expliquer chaque mauvaise nuit. Le sommeil à cette période de la vie peut être influencé par plusieurs éléments à la fois : le stress, l’humeur, les horaires, certaines conditions médicales, les médicaments, les habitudes de vie ou encore de véritables troubles du sommeil. C’est ce mélange de facteurs qui peut rendre cette période déroutante. On peut avoir dormi facilement pendant des années et commencer, sans avoir radicalement changé sa vie, à se réveiller davantage. On n’a pas soudainement « perdu la capacité de dormir » ; la nuit mérite alors d’être regardée avec un peu plus de curiosité. Ton sommeil aime aussi avoir des repères Notre sommeil est lié à un système interne d’environ 24 heures : le rythme circadien. La lumière, l’obscurité et les horaires donnent au cerveau des informations qui l’aident à distinguer le moment d’être éveillé de celui de dormir. La lumière est notamment l’un des signaux importants de cette horloge interne.  C’est l’une des raisons pour lesquelles un sommeil plus régulier se prépare aussi le matin, pas seulement au moment de se mettre au lit. Sortir à la lumière du jour, bouger dans la journée et conserver des horaires de lever relativement proches peuvent donner davantage de repères au rythme veille-sommeil. Une régularité parfaite n’est pas nécessaire. Mais si tu te couches à 22 heures certains soirs, à minuit trente d’autres soirs, puis récupères en dormant très tard le week-end, ton organisme reçoit des signaux moins réguliers. Avant de chercher le rituel du soir idéal, regarder la régularité de ses journées peut donc être instructif. Le café de l’après-midi et le verre du soir n’ont pas la même signification Certaines habitudes peuvent aussi influencer une nuit sans forcément empêcher de s’endormir. La caféine peut continuer à agir plusieurs heures après sa consommation. Le NHLBI indique que ses effets peuvent persister jusqu’à environ huit heures chez certaines personnes. Le café n’a pas besoin d’être supprimé pour autant. Mais si tu t’endors facilement et que ton sommeil semble néanmoins léger ou agité, essayer pendant quelques jours de prendre le dernier café plus tôt peut être une expérience intéressante. L’alcool est différent. Il peut donner l’impression d’aider à s’endormir, tout en favorisant ensuite un sommeil plus léger et davantage de réveils au cours de la nuit. L’idée n’est pas de dresser une nouvelle liste d’interdits. Ce qui compte ici, c’est de distinguer le fait de s’endormir facilement de la qualité du sommeil qui suit. Quand vouloir bien dormir finit par tenir éveillée Il y a aussi un paradoxe du sommeil : plus on commence à le surveiller, plus il peut prendre de place. Il est 3 h 17. Tu calcules immédiatement : Si je me rendors maintenant, il me reste trois heures quarante-trois. À 3 h 42, le calcul recommence. Puis vient la pensée : Demain,

VITALITÉ

Pourquoi l’énergie peut-elle changer après 40 ans ?

Fatigue, sommeil, stress, mouvement… Après 40 ans, l’énergie peut évoluer pour de nombreuses raisons. Avant de vouloir tout changer, commençons par mieux comprendre ce qui peut l’influencer. Il y a quelques années encore, une mauvaise nuit pouvait être suivie d’une journée presque normale. Un week-end plus calme suffisait à récupérer. Une semaine chargée finissait par passer. Puis, un jour, quelque chose semble différent. Le réveil est plus difficile. Les journées demandent davantage. Une séance de sport, une période intense au travail ou simplement l’enchaînement des obligations laisse une fatigue qui s’installe plus longtemps. Et une question finit par apparaître : Pourquoi ai-je moins d’énergie qu’avant ? Il n’y a pas toujours une seule réponse : notre énergie ne dépend jamais d’une seule chose. Il n’existe pas une seule fatigue Lorsque l’on se sent fatiguée, on cherche facilement une cause. Le sommeil. Le stress. Les hormones. L’alimentation. Le manque de mouvement. C’est rassurant, quelque part, de pouvoir désigner un responsable. Mais le corps fonctionne rarement de façon aussi simple. Après 40 ans, certaines femmes entrent progressivement dans la périménopause, cette période de transition qui précède la ménopause. Les changements hormonaux peuvent alors s’accompagner de manifestations très différentes d’une femme à l’autre. Bouffées de chaleur, sommeil perturbé, changements d’humeur, difficultés de concentration ou modifications des règles peuvent, directement ou indirectement, peser sur l’énergie. La fatigue après 40 ans n’est donc pas automatiquement hormonale. À cette période de la vie, plusieurs facteurs peuvent se croiser ; les regarder ensemble est souvent plus utile que d’en désigner un seul. Dormir assez ne signifie pas toujours récupérer Huit heures au lit ne garantissent pas huit heures de sommeil réparateur. On peut se coucher à une heure raisonnable et pourtant se réveiller plusieurs fois, avoir chaud, mettre du temps à se rendormir, ouvrir les yeux trop tôt ou avoir l’impression que la nuit n’a pas vraiment reposé. Avant de chercher à dormir davantage, il peut être utile d’observer comment on dort réellement. Te réveilles-tu souvent ? Tes horaires changent-ils beaucoup d’un jour à l’autre ? Ton esprit continue-t-il à dérouler la journée lorsque tu éteins la lumière ? Et surtout : comment te sens-tu au réveil ? Quelques jours d’observation peuvent apporter davantage d’informations qu’une nouvelle règle imposée au coucher Il y a aussi tout ce que l’on porte sans le voir À cette période de la vie, le corps n’est pas la seule chose qui évolue. Il peut y avoir le travail, les enfants, les rendez-vous, les courses, la maison, les démarches, les parents qui vieillissent, les décisions à prendre — et cette multitude de petites choses que l’on garde quelque part dans la tête pour que le quotidien continue de fonctionner. Cette fatigue-là n’est pas toujours spectaculaire. Elle peut se manifester par une difficulté à commencer quelque chose, moins d’enthousiasme, le besoin de s’isoler quelques minutes ou cette envie de silence qui arrive alors que la journée n’est même pas terminée. On peut s’allonger sur le canapé et pourtant ne jamais vraiment se reposer si la tête continue de travailler. C’est aussi pour cela que certaines fatigues résistent à une nuit plus longue ou à un dimanche sans activité. Le corps s’est arrêté ; le mental, lui, continue. Et le mouvement dans tout ça ? Quand on manque déjà d’énergie, entendre qu’il faudrait bouger davantage peut devenir une injonction de plus. L’idée ici est différente. L’activité physique régulière est associée à de nombreux bénéfices pour la santé, notamment pour le sommeil, la santé mentale, les capacités physiques et le bien-être général. Et « activité physique » ne signifie pas nécessairement entraînement intense : marcher, faire du vélo, nager, jardiner ou pratiquer une activité que l’on aime comptent aussi.  L’enjeu est de conserver du mouvement dans ses journées, à un niveau adapté à l’énergie disponible, sans chercher à en faire davantage à tout prix. Une marche, quelques exercices de renforcement, une sortie à vélo, une randonnée ou dix minutes dehors : l’essentiel est de trouver quelque chose que l’on apprécie suffisamment pour avoir envie d’y revenir. Et certains jours, ralentir reste aussi une possibilité. Quand la fatigue mérite d’être vérifiée Il y a une limite importante à l’idée de vouloir tout résoudre seule par son hygiène de vie. Une fatigue persistante, inhabituelle ou importante mérite d’être discutée avec un professionnel de santé, particulièrement lorsqu’elle s’accompagne d’autres symptômes. Pendant la transition ménopausique, par exemple, les règles peuvent devenir plus longues ou plus abondantes. Des recherches récentes ont observé une association entre ces saignements anormaux et davantage de fatigue chez les femmes concernées. Et bien d’autres choses peuvent évidemment expliquer une fatigue. Chercher indéfiniment la bonne routine ne suffit pas toujours. Prendre soin de soi, c’est aussi savoir quand vérifier. Avant de changer, observer Quand l’énergie baisse, la tentation est grande de tout reprendre en main. Mieux manger. Se coucher plus tôt. Faire davantage de sport. Réduire le café. Prendre des compléments. Méditer. Organiser autrement ses journées. Et très vite, prendre soin de soi devient une nouvelle liste de choses à réussir. On peut commencer autrement : Observer avant d’ajouter. Pendant quelques jours, tu peux regarder : comment est ton énergie au réveil ; à quel moment de la journée elle diminue ; comment tu as dormi ; si tu t’es réveillée pendant la nuit ; comment tu te sens mentalement ; si tu as bougé ou passé la majeure partie de la journée assise ; et, si cela te concerne, ce qui se passe dans ton cycle. Pas besoin de tableau parfait : quelques notes suffisent. Une fatigue qui apparaît systématiquement après une nuit hachée ne raconte pas nécessairement la même chose qu’une fatigue présente malgré plusieurs bonnes nuits. Une baisse d’énergie qui revient à certaines périodes du cycle peut également donner une information intéressante. On découvre aussi que certaines journées demandent beaucoup plus que ce que l’on imaginait. Et si l’objectif n’était pas de retrouver l’énergie de ses 25 ans ? Une autre question mérite alors d’être posée. Après 40 ans, prendre soin de

ÉQUILIBRE

Pourquoi notre esprit continue-t-il de tourner quand on voudrait se reposer ?

Listes mentales, soucis, tâches inachevées… Quand l’esprit reste occupé, quelques repères peuvent aider à comprendre ce qui tourne en boucle et à retrouver un peu d’espace. Tu t’assieds enfin. La cuisine est rangée. Les messages urgents ont reçu une réponse. Les enfants sont couchés. Il n’y a plus rien que tu sois obligée de faire immédiatement. Et pourtant, à l’intérieur, la journée continue. Il faut que je pense à prendre ce rendez-vous. Pourquoi ai-je répondu ça tout à l’heure ? Il ne faut pas que j’oublie le formulaire pour demain. Et si…  Le corps s’est arrêté, mais l’esprit, lui, semble avoir raté l’information. On parle beaucoup de repos physique, de sommeil, de ralentissement et de temps pour soi. Mais il existe une autre forme de fatigue, plus difficile à voir : celle d’un esprit qui reste constamment occupé. Penser n’est pas le problème Notre cerveau est fait pour penser, anticiper, se souvenir, résoudre des problèmes. Il n’y a donc rien d’anormal à repenser à une conversation ou à prévoir ce que l’on fera demain. Ce qui devient plus fatigant, c’est lorsque les mêmes pensées reviennent encore et encore sans vraiment nous conduire quelque part. Les chercheurs distinguent notamment la rumination, davantage tournée vers ce qui s’est déjà produit, et l’inquiétude, souvent orientée vers ce qui pourrait arriver. Ces formes de pensées répétitives peuvent entretenir plus longtemps l’activation liée au stress, même lorsque l’événement qui l’a déclenchée est terminé. La différence est importante : réfléchir à un problème peut mener à une décision. Je dois appeler le dentiste. Je le ferai demain matin à 9 heures. La rumination, elle, ressemble davantage à : Il faut vraiment que je prenne ce rendez-vous. Et si je n’arrive pas à avoir de rendez-vous ? Pourquoi est-ce que je suis comme ça ? Je repousse toujours tout. On pense beaucoup, sans vraiment avancer. Pourquoi tout revient justement lorsque l’on s’arrête Il y a quelque chose d’assez déroutant dans le repos : C’est souvent lorsque le bruit extérieur diminue que l’on entend davantage le bruit intérieur. Tant que la journée avance, notre attention est occupée : on travaille, on conduit, on prépare le repas, on répond à quelqu’un, on range, on organise. Quand vient enfin un moment sans tâche immédiate, tout ce qui était resté en arrière-plan peut refaire surface. Les choses inachevées semblent particulièrement douées pour cela. Une méta-analyse publiée en 2026 sur les tâches professionnelles inachevées a observé qu’elles étaient associées à davantage de pensées liées au travail pendant le temps libre, notamment sous forme de rumination. Dans la vie quotidienne, il n’y a pas que les dossiers professionnels. Le rendez-vous à prendre, le message auquel répondre, les chaussures devenues trop petites, l’anniversaire à organiser, le papier administratif posé sur le bureau ou cette décision repoussée depuis trois semaines peuvent eux aussi rester en arrière-plan. Individuellement, chacune de ces choses paraît minuscule ; ensemble, elles peuvent occuper beaucoup de place. Après 40 ans, la vie ne ralentit pas toujours En avançant dans la vie, on pourrait s’attendre à davantage de simplicité. Pourtant, les responsabilités ne diminuent pas toujours. À cette période, il peut encore y avoir les enfants, le travail, la maison, les parents qui vieillissent, les finances, le couple, le corps qui change, des décisions professionnelles ou personnelles, et cette impression étrange d’être arrivée à un moment où l’on commence aussi à se demander : Et moi, qu’est-ce que je veux pour la suite ? Ces questions ne sont pas négatives ; certaines sont même nécessaires. Elles demandent toutefois de l’espace mental. Lorsqu’elles se mêlent aux dizaines de petites choses à retenir chaque jour, il devient difficile de distinguer ce qui mérite réellement notre attention de ce qui ne fait que tourner en boucle. Tout garder dans sa tête demande un effort Nous utilisons déjà spontanément des supports extérieurs pour alléger cet effort : un agenda, une liste, un rappel dans le téléphone, un carnet posé sur la table. Les chercheurs parlent de cognitive offloading — que l’on pourrait traduire par le fait de délester une partie de l’effort mental vers un support extérieur. Les travaux sur ce phénomène montrent que les outils externes peuvent être efficaces pour nous aider à gérer ce que nous devons nous rappeler. Écrire quelque chose sert à s’organiser, mais aussi à délester la mémoire. Le poser sur un support extérieur peut envoyer à l’esprit un message très concret : Tu n’as plus besoin de garder cela actif pour ne pas l’oublier. Une liste peut ainsi devenir moins un outil de productivité qu’une manière d’avoir moins de choses à porter mentalement. Déposer une pensée sans devoir la résoudre Certaines pensées appellent une action concrète : prendre le rendez-vous, envoyer le mail, acheter les chaussures. Noter la prochaine étape peut alors suffire à clarifier la situation. Mais d’autres pensées n’ont pas de solution immédiate. Est-ce que j’ai fait le bon choix ? Et si quelque chose se passe mal ? Pourquoi cette personne a-t-elle réagi comme ça ? Qu’est-ce que je vais faire de ma vie dans trois ans ? Continuer à y penser pendant quarante minutes ne donnera pas nécessairement une meilleure réponse. Le NHS propose d’ailleurs une distinction très simple entre les problèmes sur lesquels nous pouvons agir et les inquiétudes hypothétiques ou les situations qui ne peuvent pas être résolues immédiatement. Parmi les stratégies proposées : écrire ce qui préoccupe, identifier ce qui peut donner lieu à une action et éventuellement réserver un court moment spécifique aux inquiétudes plutôt que de les laisser occuper toute la journée. La pensée reste là, mais elle n’a pas besoin d’occuper toute la pièce. Apaiser sans chercher à faire le vide Lorsque l’esprit est très occupé, on entend souvent : arrête d’y penser. Comme si une pensée pouvait être éteinte avec un interrupteur. Une pensée ne se commande pas toujours aussi facilement. La recherche sur la suppression volontaire des pensées a d’ailleurs montré que chercher à chasser une pensée peut parfois favoriser son retour, même si les effets varient selon les situations et

Défiler vers le haut